
Après une césure de plus d’un mois, les Rouges se retrouvaient pour le match inaugural de 2009 sur des terrains détrempés et particulièrement meurtris par les intempéries et la riguer de l’hiver. Mais il en fallait plus pour élimer l’envie de prendre tous les points face à un Benny en mauvaise posture.
Les Rouges affichaient une dream team qui se mettait en action des les premières minutes de la rencontre. Sur une ouverture de 40 m de Christophe, infatigable marseillais, Aurel se glissait entre 2 défenseurs et placait un subtil lob au dessus du gardien (1-0, 9e).
Tout sourire, les Moniquois continuaient leur pressing et faisaient ce qu’ils pouvaient dans le porridge vincennois. Le Benny, piqué à l’orgeuil, ne cessait ses offensives et revenait petit à petit dans le match. Sur une croisée des attaquants, les joueurs au Ricard prenaient à revers la défense des Rouges et égalisaient (1-1, 35e).
Rageurs, les Rouges repataient à l’attaque, sous l’impulsion d’un très grand David et d’un ingénieux Balt, qui donnaient à la rencontre un rythme soutenu.
Les deux équipes tournaient à égalité, mais c’est bien Monique qui revenait sur le terrain avec les plus fortes intentions. Sur un pressing tenace, les flèches Rouges faisaient imploser la défense du Benny et Lolo, Renard argenté des surfaces, plantait son premier but de 2009 (2-1, 51e).
Monique, décomplexée, déroulait et cherchait à se mettre à l’abri. Les occasions n’étaient pas légion, les conditions climatiques n’aidant pas à la fluidité du jeu. Le Benny, une fois de plus, revenait petit à petit dans le match et se créait de réelles occasions que Bruno Bernard faisait avorter par une présence physique et psychologique qui lui permettait d’imposer une domination sans faille dans la surface des Rouges.
Rassurés par les qualités de la défense, les pointes Rouges plaçaient un contre assassin mené de main de maître par Guilhem qui, après une course de 80 mètres, servait idéalement Antonio El Mago, qui plantait avec froideur le 3e but de Monique, en s’y reprenant à deux fois (3-1, 67e).
Le Benny jouait alors son va-tout, mais se heurtait à un très grand Bruno Bernard, véritabla assurance tout-risques des Moniquois. Mais l’insistance du Benny allait payer. Sur une frappe improbable de 35 m, décalé à gauche, l’attaquant du Benny placait une lucarne aussi plendide que terrible qui rallumait quelques espoirs chez les Jaunards (3-2, 79e).
Monique ne s’en laissait pas compter, défendant becs et ongles sous les ordres du Commandant Chris. Après quelques minutes de tension, le coup de sifflet final libérait Monique du bain de boue, 3 points dans son escarcelle.
Sans playoffs, les Rouges jouent pour l’honneur, afin d’accrocher le podium et de redorer le blason un peu terni de la franchise. Qu’on se le dise, Monique fera trembler les filets en 2009 !
F. Fionovich
Vincennes
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