
Une page de plus s’est tournée dans l’histoire de Monique, lors de la triste défaite, en finale, face au redoutable Serviette.
Monique, amputée de certains de ses précieux cadres (Aurèl, Balt, Tonio, Chris, Jérôme et votre serviteur), présentait tout de même un beau 11 majeur, apte a rivaliser avec les grosses cylindrées du champ’ de Vincennes. Mais voilà, le football est ainsi fait que certains jours, certains matchs, le petit chose qui fait les victoires n’est pas là.
Malgré une envie affichée, les Rouges subissaient dès l’entame de la rencontre. A la 17e, les redoutables attaquants du Serviette ouvraient le score en sacrifiant corps et âme pour subtiliser le ballon à Monique, par un contrôle de la tête dans les pieds (levés) du défenseur, avant de crucifier le portier en face a face.
Au vu de la tournure peu avantageuse de cette première mi-temps, Monique espérait tourner avec un seul but de retard. C’était sans compter sur la Moniquerie© du match. Après un tir quasi-anodin dont se saisissait le portier Rouge, la pluie et l’infortune aidaient magiquement le ballon à s’échapper de l’étreinte puissante du goal pour s’offrir aux souliers opportunistes des Serviettes, qui ne rataient pas l’occasion de plonger un peu plus Monique dans le doute (0-2, 43e).
La pluie redoublant, la mi-temps était écourtée. Pas le supplice de Monique. Les attaques des Ciel et Blanc redoublaient, et il fallait toute la fouge de la jeunesse d’un grand, d’un très grand Arnaud, pour sauver les meubles vérolés de Monique. Mais si un homme peut sauver mille but mille fois, il… non. Si in un homme peut sauver u but mille fois… non… bref. Un homme, même aussi déterminé qu’Arnaud, ne peut empêcher le navire de sombrer à lui tout seul. Monique encaissait donc un troisième (surprenant) et un quatrième (beau) but, et laissait s’envoler tout espoir de seconde étoile. L’histoire était écrite.
Bien que déçus et pour certains exsangues, les Moniquois relavaient rapidement la tête ! Quelle saison ! Quel suspens pour la qualification finale, quelle envie dans les joutes, quels plaisirs partagés à mouiller le maillot et faire tomber les vantardes équipes qui pensaient faire une bouchée de la trentenaire Monique… non, il n’y a définitivement pas que la victoire de belle. Notre solidarité, bien que parfois écornée lors de périodes de sureffectif, a su rester intacte au fil des mois, et maintenant des années.
Et que dire des valeureux guerriers qui ont foulé la terre de Vincennes, samedi après samedi ? La découverte du Grand Bruno, qui a su nous sauver de buts auxquels nous aurions été sans lui condamnés… mais qui a également largement contribué à offrir à Monique sa finale par un but plein d’allant. En parlant de jeunes Moniquois, comment rester insensible à la rage, la qualité, la solidité d’Arnaud, qui a su aider à transformer les lignes arrières de Monique en forteresse imprenable ou, parfois, en ligne Maginot… et Romain, qui ne partage pas pour rien le même code génétique que David et qui cavale, cavale, cavale… et marque !
Les vieux Moniquois n’ont pas été en reste cette saison, loin s’en faut. Balt, canalisant sa rage footballistique sur le ballon, a su peser de tout son génie (de tels dribbles, c’est du génie, excusez du peu) sur les victoires de Monique. Aurel, qui nous aura beaucoup manqué, a su marquer ses retours de toute son envie et de tout son poids (mais je n’insinue pas qu’il a grossi, attention). Les jeunes pères ou double-pères ont aussi été de la fête, sachant délaisser femmes enceintes aux abois et enfants à la couche encore sale pour taper dans le cuir. Félicitations messieurs, vous gagnez le respect de tous les futurs pères angoissés. Des célébrités ont également continué à renforcer Monique : King a su lâcher les écrans pour faire voir à nos adversaires comment on joue au foot par chez nous ; Tommaso a pu se détacher des avides journalistes et leçons de crises pour dribbler son monde à l’italienne !
Les manieurs de ballons, Monique connaît, Monique pratique. Week-end après week-end, on ne pouvait que s’enchanter de voir la tignasse de Tonio volant entre et parfois sur les adversaires qui auraient eu l’audace de vouloir rivaliser avec le Buffalo pas Grillé. Et comment ne pas se réjouir de voir David réaliser ses 382, 6 kms de moyenne par match, laissant les poumons de nos rivaux Vincennois sur le bas côté ? Et Guilhem, passant de Dr E&Y à Mr Nerfs, a continué inlassablement à briser menu les défenses adverses jusqu’à la rupture, avec des perforations et pénétrations plaquées au talent pur. Lorsqu’il s’est agi de casser les impétueux qui voulaient souiller nos filets, Monique a su apporter les armes lourdes, grâce à Chris aussi solide que bruyant (oui, mais il est « Marseillais », alors il a le droit), aux piges de Simon le fatigué finalement infatigable, l’induplicable Jay ainsi qu’au taurillon Jérôme.
Oui, messieurs, n’oublions jamais ces moments, et la fière allure de Monique qui refait trembler tout Vincennes, jusqu’aux lapins de garenne ! Usons d’envie nos crampons et courons, frappons jusqu’à la lie et jusqu’à ce que nos vieux os ou de jeunes êtres nous rapprochent des canapés et autres ZéroDisney.
Je voudrais finir ce (long) dernier message de la saison, avant de vous laisser profiter des vacances, par deux mentions spéciales.
Tout d’abord à Charly, cap’tain de cœur et papa de Monique qui est revenu, reparti, revenu un peu mais quand même reparti, et qui même a des kilomètres a toujours vibré pour nous, pour Monique, jusqu’à la plus petite parcelle de son être. D’ailleurs, là, je pense qu’il fait les compo pour la saison prochaine !! Merci à toi, Charly, et reviens nous l’année prochaine !
Enfin, mention toute spéciale à Lolo sans qui toute cette saison n’aurait pu s’organiser, et qui a plus que partagé le Secrétariat, la gestion et le management de notre poule de luxe à tous. Bravo à toi Lolo, et j’espère que tu sauras trouver du temps la saison prochaine pour continuer de faire vivre Monique (et n’hésite pas à ramener les mouflets, ils doivent apprendre dès le plus jeune âge et avec la crème de la crème !).
Sur ces derniers mots, je vous laisse profiter de l’été, des vacances, des bureaux climatisés (pour les chanceux), et je vous attends de pied ferme pour la saison 2009-2010, sans faute !!
Monique Über Alles !!