La victoire était impérative en ce glacial samedi matin, pour que Monique puisse conserver son destin en mains. Amputée de plusieurs de ses cadre, Monique faisait contre mauvaise fortune bon cœur en alignant un 11 courageux, sans remplaçants.
Charles André, dont c’était le dernier match officiel sous le maillot frappé du houblon, attendait avec impatience la prestation de ses frères d’arme. Après un rageur cri de guerre, les Moniquois attaquaient la forteresse de leur bête noire, le Bétis.
L’entame de match était à la faveur des hommes en rouge qui savaient construire et porter le danger chez le Bétis. Malgré une entame de match intense et engagée, les hommes de Charles André n’arrivaient toujours pas à ouvrir le score. Frustrés de rester encore une fois à un score vierge malgré une outrageuse domination, les Moniquois commençaient à déjouer. S’ensuivit une séquence aberrante durant laquelle les Verts-et-Blancs enchaînèrent pas moins de 6 corners d’affilée. Il fallait des sorties au poing de Charly, gardien émérite, et des sauvetages sur la ligne de défenseurs à l’affût pour préserver l’invincibilité des cages moniquoises. Néanmoins, les clignotants étaient au rouge… et c’est malheureusement dans ces moments que le plus gros travers de Monique ressurgit : la lutte intestine… critiques et reproches fusaient, empêchant aux Rouges de se concentrer sur la tâche qui leur incombait : marquer des buts.
Monique perdant sa cohésion, la sentence tombait logiquement. Sur un enchaînement de bourdes collectives, de la perte de ballon du à tricotage, suivie d’une mauvaise coordination de la défense dans le suivi d’une passe en profondeur, jusqu’à la non sortie du gardien, la sentence tombait, presque logiquement (1-0, 32e).
Monique repartait à l’assaut, avec l’envie de vaincre, mais sans la manière. Quelque chose manquait à Monique, qui malgré de belles phases, n’arrivait pas à inquiéter le portier du Bétis.
Menés au tournant du match, les choses étaient claires : égaliser puis gagner. Et pourtant, les choses ne se passèrent pas comme prévu. Manquant de liant et d’esprit, les Moniquois étaient trop souvent déborder et il fallait un très grand Loïc, tackleur fou et plein de grinta, pour sauver la maison rouge.
Sur un coup franc excentré, à 25 mètres, Monique plaçait un mur bien inutile. Le talentueux meneur du Bétis déposait un superbe ballon sur la tête de son attaquant qui crucifiat une défense rouge bien passive… (2-0, 63e).
Un brin dépités, les Moniquois poussaient, mais poussivement… trop brouillons, les hommes en rouges n’arrivaient plus à se trouver efficacement. Malgré quelques belles tentatives, la réussite n’était plus au rendez-vous, les contres n’étaient plus favorables, les contrôles moins précis… c’est donc la tête basse, avec le sentiment de l’occasion manquée que les hommes en rouge rentraient au vestiaire, partager la bière fraternelle de la défaite.
En ce froid samedi, le Bayern de Monique a tourné une page cruciale de son histoire. Charmé par les sirènes de l’Europe Centrale, Charles André, père fondateur de notre fratrie du samedi, s’en va dans les contrées hostiles de Skopje.
C’est au nom de tout Monique, de ses classiques, de ses caciques, de ses mercenaires, de ses aficionados, de ses rejetés, de ses déçus et de ses héros d’un jour, que nous te souhaitons bon vent et tout le bonheur du monde !! Que la grinta que tu as su nous insuffler durant ces années de joie sur les terrains de Vincennes t’anime et te mène au walhalla.
Ton esprit flottera à jamais sur le terrain, capitaine, et nous donnerons tout, en ton nom, pour étoiler de nouveau le maillot rouge désormais frappé du sceau de tes tâches de bière.
Bravo, Cap’tain, et merci pour tout !!
Pour Charly, hip hip hip… Skopje !!
Fiodor Pulitzerovic
Classement (maj le 29/11)
lundi 17 décembre 2007
mercredi 12 décembre 2007
sam 15 Dec, Monique / Bétis
arrivée à Vincennes :
coup d'envoi :
liste des présents :
1/ Di Lolo
2/ Di Tommaso
3/ Di Charli
4/ Di Fiodori
5/ Di Arturo
6/ Di Davide
7/ Di Ziani
8/ Di Kingsli
9/ Di Balto
10/
11/
remplacants
12/
13/
14/
Compo tactique:
goal :
défense :
milieux :
attaque :
coup d'envoi :
liste des présents :
1/ Di Lolo
2/ Di Tommaso
3/ Di Charli
4/ Di Fiodori
5/ Di Arturo
6/ Di Davide
7/ Di Ziani
8/ Di Kingsli
9/ Di Balto
10/
11/
remplacants
12/
13/
14/
Compo tactique:
goal :
défense :
milieux :
attaque :
lundi 10 décembre 2007
Monique / Pines Gouines – chaud Monique, chaud…
C’est dans une marre de boue et sous une pluie verglaçante que les hommes du Macédonien jouaient leur avenir en Vincennes’ Cup. Apres plusieurs revers, la défaite était interdite à Monique.
Gonflés a bloc, les 11 hommes en rouge se lançaient des les premières minutes à l’assaut des cages du Benny. La circulation était remarquable, d’une fluidité et d’une précision redoutable. Le pire était à craindre pour les Pines Gouines qui se faisaient déborder de tous côtés.
Les hommes de Charles le Macédonien poussaient, mais n’arrivaient pas à faire rompre le roseau Pineux. Peu avantagés par des conditions météo plus que détestables, les Rouges n’arrivaient pas à concrétiser leurs quelques occasions, ni même à attraper le cadre.
Après 30 éprouvantes minutes de sacrifice sous une pluie gelée, Charles sortait des buts pour reprendre sa place sur le terrain. Le changement tactique allait encore une fois faire du mal à Monique qui, décidément, n’aime pas le changement. Profitant de largesses sur le flanc droit de la défense, l’attaquant de pointe des Pines filait seul au but et crucifiait le gardien d’une frappe sèche (1-0, 37e).
Mu par un sentiment d’injustice, les Rouges repartaient à l’assaut avec l’envie de na pas perdre c match et de conserver leurs chances de qualification pour les quarts. Mais la réussite n’était toujours pas au rendez-vous et les attaquants rouges avaient le plus grand mal à trouver le cadre de leurs adversaires tout de rose vêtus.
Grâce à sa bonne étoile, Monique allait pourtant réduire le score avant la mi-temps sur un vicieux coup de pied de coin de Ben Guilhem, détourné dans ses propres buts par un défenseur Pineux (1-1, 43e)
Après avoir tourné à égalité à la mi-temps, les Moniquois juraient de ne pas se faire avoir de nouveau… et c’est alors que sur un nouveau changement gardien/défense, les Roses profitaient des absences défensives de Monique et plantaient un second but sur une frappe croisée (2-1, 60e).
Enragés, les rouges poussaient pour ne pas laisser filer un match o leur portée. La pluie redoublant autant que leurs efforts, les attaques Moniquoises restaient vaines. Les ballons bloqués dans la boue empêchaient les dribbleurs fous de faire exploser leur talent. Stressés, les Moniquois commençaient à déjouer… c’est dans les grands moments que se révèlent les grands joueurs, Kingsley en fit une brillante démonstration. A la suite d’une belle poussée collective, le génial Camerounais crochetait 3 défenseurs des Pines sur le côté droit de la surface, avant de planter le salvateur ballon au fond des filets des Pines (2-2, 73e) ! Les hourras des Moniquois laissaient exploser leur soulagement.
Mais Monique ne voulait pas en rester là, sentant le match à sa portée. Les conditions devenant plus que précaires, la construction propre du jeu était une gageure… sans s’accorder de temps additionnel, les deux équipes retournaient à leurs soupes et leurs stocks de Fervex sur un score vierge.
Monique a sauvé les meubles, ce samedi, mais laisse deux points à un adversaire largement prenable. Les conditions climatiques sont pour une grande part à l’origine de ce score nul, mais l’on peut observer de manière empirique les énormes problèmes liés aux changements défensifs. Peut être que les changements devraient plus impliquer les milieux et les avants pour préserver au mieux l’équilibre fragile de la défense de Monique. Le recrutement en CDI de Seb au mercato est envisagé par les actionnaires du club.
Il ne reste que 3 matches afin que Monique valide son ticket pour les quarts de finale. Les hommes de Charles Andrenija se doivent absolument de gagner pour Monique, pour la gloire, et pour offrir un dernier trophée à leur capitaine en partance.
Ben Fiona
Vincennes, le 7 déc 07’
Gonflés a bloc, les 11 hommes en rouge se lançaient des les premières minutes à l’assaut des cages du Benny. La circulation était remarquable, d’une fluidité et d’une précision redoutable. Le pire était à craindre pour les Pines Gouines qui se faisaient déborder de tous côtés.
Les hommes de Charles le Macédonien poussaient, mais n’arrivaient pas à faire rompre le roseau Pineux. Peu avantagés par des conditions météo plus que détestables, les Rouges n’arrivaient pas à concrétiser leurs quelques occasions, ni même à attraper le cadre.
Après 30 éprouvantes minutes de sacrifice sous une pluie gelée, Charles sortait des buts pour reprendre sa place sur le terrain. Le changement tactique allait encore une fois faire du mal à Monique qui, décidément, n’aime pas le changement. Profitant de largesses sur le flanc droit de la défense, l’attaquant de pointe des Pines filait seul au but et crucifiait le gardien d’une frappe sèche (1-0, 37e).
Mu par un sentiment d’injustice, les Rouges repartaient à l’assaut avec l’envie de na pas perdre c match et de conserver leurs chances de qualification pour les quarts. Mais la réussite n’était toujours pas au rendez-vous et les attaquants rouges avaient le plus grand mal à trouver le cadre de leurs adversaires tout de rose vêtus.
Grâce à sa bonne étoile, Monique allait pourtant réduire le score avant la mi-temps sur un vicieux coup de pied de coin de Ben Guilhem, détourné dans ses propres buts par un défenseur Pineux (1-1, 43e)
Après avoir tourné à égalité à la mi-temps, les Moniquois juraient de ne pas se faire avoir de nouveau… et c’est alors que sur un nouveau changement gardien/défense, les Roses profitaient des absences défensives de Monique et plantaient un second but sur une frappe croisée (2-1, 60e).
Enragés, les rouges poussaient pour ne pas laisser filer un match o leur portée. La pluie redoublant autant que leurs efforts, les attaques Moniquoises restaient vaines. Les ballons bloqués dans la boue empêchaient les dribbleurs fous de faire exploser leur talent. Stressés, les Moniquois commençaient à déjouer… c’est dans les grands moments que se révèlent les grands joueurs, Kingsley en fit une brillante démonstration. A la suite d’une belle poussée collective, le génial Camerounais crochetait 3 défenseurs des Pines sur le côté droit de la surface, avant de planter le salvateur ballon au fond des filets des Pines (2-2, 73e) ! Les hourras des Moniquois laissaient exploser leur soulagement.
Mais Monique ne voulait pas en rester là, sentant le match à sa portée. Les conditions devenant plus que précaires, la construction propre du jeu était une gageure… sans s’accorder de temps additionnel, les deux équipes retournaient à leurs soupes et leurs stocks de Fervex sur un score vierge.
Monique a sauvé les meubles, ce samedi, mais laisse deux points à un adversaire largement prenable. Les conditions climatiques sont pour une grande part à l’origine de ce score nul, mais l’on peut observer de manière empirique les énormes problèmes liés aux changements défensifs. Peut être que les changements devraient plus impliquer les milieux et les avants pour préserver au mieux l’équilibre fragile de la défense de Monique. Le recrutement en CDI de Seb au mercato est envisagé par les actionnaires du club.
Il ne reste que 3 matches afin que Monique valide son ticket pour les quarts de finale. Les hommes de Charles Andrenija se doivent absolument de gagner pour Monique, pour la gloire, et pour offrir un dernier trophée à leur capitaine en partance.
Ben Fiona
Vincennes, le 7 déc 07’
mercredi 5 décembre 2007
Samedi 8 décembre : Pines Gouines-Monique
arrivée à Vincennes :
coup d'envoi :
liste des présents :
1/ Ben Artha
2/ Ben Loïk
3/ Ben GuiGuil
4/ Ben Charla
5/ Ben Balta
6/ Ben Tomma
7/ Ben Fiona
8/ Ben Adela
9/ Ben Sanchez
10/
11/
remplacants
12/
13/
14/
Compo tactique:
goal :
défense :
milieux :
attaque :
coup d'envoi :
liste des présents :
1/ Ben Artha
2/ Ben Loïk
3/ Ben GuiGuil
4/ Ben Charla
5/ Ben Balta
6/ Ben Tomma
7/ Ben Fiona
8/ Ben Adela
9/ Ben Sanchez
10/
11/
remplacants
12/
13/
14/
Compo tactique:
goal :
défense :
milieux :
attaque :
Monique Benny - Monique, pas tactique
Gâtée par le soleil, Monique se devait de rebondir après son échec de la semaine passée contre Lakam. Le Benny, bien placé dans le championnat, devait faire les frais du regain de hargne des hommes en rouge.
Et pourtant, même avant que le match ne commence, des signes avant-coureurs de désorganisations planaient… retards des joueurs, problèmes pour trouver le terrain, absence du capitaine, remplacement par Fred à la dernière minute et, surtout, absence de ballon qui forçait les Moniquois à s’entraîner sans ballon.
Avec un peu de retard dont on ne leur tint pas rigueur, les Moniquois attaquaient le match a 11, sans remplaçants. Ils devaient compter des absences de poids : ni Loïcovich, ni Baltoski, ni Lolotine ni JayJaysky n’étaient présents, après une éprouvante semaine de tractation au Camp des Loges.
Bien en place, les Moniquois s’en remettaient à une solide organisation tactique. Peu sercis par un terrain en piteux état, ils arrivaient à poser le ballon et construire un jeu propre, en petites passes. La bataille du milieu de terrain faisait rage, et les hommes en rouge, portés par un King et un David des grands jours, commençaient à prendre le pas sur leurs adversaires. Mais les Bennynois ne s’en laissaient pas compter et, profitant des carences manifestes de la défense, savaient porter le danger au plus près des cages de Monique. L’alerte fut totale à la 32e lorsque après un cafouillage collectif, Fionovich sauvait le ballon sur la ligne devant l’attaquant, d’un coup de pied autoritaire.
Malgré sa domination sur le jeu, une fois les rodages faits, Monique ne savait pas enfoncer le clou et concrétiser sa domination. Un manque de réalisme devant le but des attaquants empêchait le score de s’ouvrir. Suite à une faute à l’entrée de la surface, Guilhemovich tentait de placer une frappe dans la lucarne mais manquait le cadre (35e).
Sous les encouragements de son capitaine arrivé bourré et de son Kop Boulogne (Leila), Monique poussait, mais Benny ne rompait point.
Satisfait de leur première mi-temps, les hommes de Charlovich reprenaient le match avec les meilleures intentions. Un changement de poids allait pourtant faire tout basculer. Charlovich rentrait en jeu à la place d’Aurélovich, offrant un flanc droit moins tenace. Les hommes du Benny commencaient à pousser plus fort, prenant l’ascendant sur Monique. Sebsky, gardien de classe départementale, sauvait plusieurs fois les cages des rouges. Il mettait en péril son intégrité physique sur un contact à la Barthez, volant la balle dans les pieds de l’attaquant du Benny (63e) et allait prendre un bain de boue salvateur (69e). C’est alors que le coup fatal était porté. Sur une percée flanc droit, la défense de Monique se faisait totalement berner et devait concéder le premier but (1-0, 75e). et tandis qu’elle voulait repartir de l’avant, Monique perdait Davidsky. Le flanc droit exsangue, Benny s’infiltrait de partout. Les crochets dévastateurs laissaient la défense Moniquoise amorphe sur les talons et offraient trop d’occasions pour rester à seulement 1-0. Sur une bévue de relance, un attaquant du Benny venait doubler la mise (2-0, 80e).
Monique retombait alors dans ses travers, incapable de construire, balançant à qui mieux-mieux des ballojns en espérant que les flèches en feront qqch… mais rien n’y faisait. Désorganisée, Monique ne pouvait que s’incliner une troisième et honteuse fois… (3-0, 85e).
Mu par l’honneur et le sens du devoir, Guilhemovich partait « faire l’amour » à la défense du Benny. Après une première tentative infructueuse, il plaçait une superbe frappe enveloppée qui lobbait le gardien et ouvrait le compteur de Monique (3-1, 90e+1).
C’est sur ce score que les deux équipes de quittaient. Monique, dépitée, ne pouvait que constater une absence de réalisme tactique qui l’aurait conduit à se réorganiser. L’absence de ses scoreurs fous a également fait mal à une équipe en mal de buts…
Le couteau sous la gorge, Monique va désormais devoir s’arracher, forte de son collectif, pour prétendre atteindre les play-offs qu’elle n’a jamais manqué depuis la création du championnat.
Fiodor Politkovskaïa
Et pourtant, même avant que le match ne commence, des signes avant-coureurs de désorganisations planaient… retards des joueurs, problèmes pour trouver le terrain, absence du capitaine, remplacement par Fred à la dernière minute et, surtout, absence de ballon qui forçait les Moniquois à s’entraîner sans ballon.
Avec un peu de retard dont on ne leur tint pas rigueur, les Moniquois attaquaient le match a 11, sans remplaçants. Ils devaient compter des absences de poids : ni Loïcovich, ni Baltoski, ni Lolotine ni JayJaysky n’étaient présents, après une éprouvante semaine de tractation au Camp des Loges.
Bien en place, les Moniquois s’en remettaient à une solide organisation tactique. Peu sercis par un terrain en piteux état, ils arrivaient à poser le ballon et construire un jeu propre, en petites passes. La bataille du milieu de terrain faisait rage, et les hommes en rouge, portés par un King et un David des grands jours, commençaient à prendre le pas sur leurs adversaires. Mais les Bennynois ne s’en laissaient pas compter et, profitant des carences manifestes de la défense, savaient porter le danger au plus près des cages de Monique. L’alerte fut totale à la 32e lorsque après un cafouillage collectif, Fionovich sauvait le ballon sur la ligne devant l’attaquant, d’un coup de pied autoritaire.
Malgré sa domination sur le jeu, une fois les rodages faits, Monique ne savait pas enfoncer le clou et concrétiser sa domination. Un manque de réalisme devant le but des attaquants empêchait le score de s’ouvrir. Suite à une faute à l’entrée de la surface, Guilhemovich tentait de placer une frappe dans la lucarne mais manquait le cadre (35e).
Sous les encouragements de son capitaine arrivé bourré et de son Kop Boulogne (Leila), Monique poussait, mais Benny ne rompait point.
Satisfait de leur première mi-temps, les hommes de Charlovich reprenaient le match avec les meilleures intentions. Un changement de poids allait pourtant faire tout basculer. Charlovich rentrait en jeu à la place d’Aurélovich, offrant un flanc droit moins tenace. Les hommes du Benny commencaient à pousser plus fort, prenant l’ascendant sur Monique. Sebsky, gardien de classe départementale, sauvait plusieurs fois les cages des rouges. Il mettait en péril son intégrité physique sur un contact à la Barthez, volant la balle dans les pieds de l’attaquant du Benny (63e) et allait prendre un bain de boue salvateur (69e). C’est alors que le coup fatal était porté. Sur une percée flanc droit, la défense de Monique se faisait totalement berner et devait concéder le premier but (1-0, 75e). et tandis qu’elle voulait repartir de l’avant, Monique perdait Davidsky. Le flanc droit exsangue, Benny s’infiltrait de partout. Les crochets dévastateurs laissaient la défense Moniquoise amorphe sur les talons et offraient trop d’occasions pour rester à seulement 1-0. Sur une bévue de relance, un attaquant du Benny venait doubler la mise (2-0, 80e).
Monique retombait alors dans ses travers, incapable de construire, balançant à qui mieux-mieux des ballojns en espérant que les flèches en feront qqch… mais rien n’y faisait. Désorganisée, Monique ne pouvait que s’incliner une troisième et honteuse fois… (3-0, 85e).
Mu par l’honneur et le sens du devoir, Guilhemovich partait « faire l’amour » à la défense du Benny. Après une première tentative infructueuse, il plaçait une superbe frappe enveloppée qui lobbait le gardien et ouvrait le compteur de Monique (3-1, 90e+1).
C’est sur ce score que les deux équipes de quittaient. Monique, dépitée, ne pouvait que constater une absence de réalisme tactique qui l’aurait conduit à se réorganiser. L’absence de ses scoreurs fous a également fait mal à une équipe en mal de buts…
Le couteau sous la gorge, Monique va désormais devoir s’arracher, forte de son collectif, pour prétendre atteindre les play-offs qu’elle n’a jamais manqué depuis la création du championnat.
Fiodor Politkovskaïa
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