Fidèle a leurs habitudes, les hommes de Lakam arrivèrent bien en retard et comptaient plusieurs absences. A l’heure dite, ils n’alignaient que 5 joueurs, insuffisant pour prétendre débuter le match. De son coté, Monique affichait des effectifs pleins (pas moins de 16 joueurs), et les retours attendus de Seb, Charles (out pour Skopjeries intenses) et Fiodor (sur blessure de crétin).
Fair play mais énervée, Monique patientait, le temps pour ses adversaires de réunir un nombre minimum de joueurs. Au bout d’une heure d’attente, le match démarrait à 11 contre 9.
Dès les premières joutes, le match s’annonçait bouillant. Monique, qui voulait enfoncer le clou de sa première victoire, et venger la vexation de l’attente, partait à l’assaut des buts. Lakam, sous pression se battait sans rien lâcher.Dans cette ambiance électrique et lourde, les contestations fusaient bon train au détriment du jeu. Lakam produisait quelques attaques sur un flanc gauche parfois débordé, et insistait par des petits ballons bien sentis par-dessus la défense.
A la 20e minute, les remplaçants faisaient leur entrée. S’ensuivit un cafouillage qui allait coûter cher… avec son effectif pléthorique, Monique ne comptait pas bien les roulements, et se retrouvait à jouer à 10… erreur qui allait coûter cher. Après 2 alertes, Monique devait en effet s’incliner… un ballon traînant dans la surface, arrêté par inadvertance (ou mauvais réflexe ?) dans la surface par la main de Tommaso entraînait un penalty que les Moniquois ne contestaient pas. Momo, plein de fougue et tout en sonorité, plaçait le ballon au fond des filets malgré une belle détente de Seb (1-0, 23e).
Monique, fébrile, repartait à l’attaque, plus désorganisée que jamais. Retombant dans ses travers, les hommes de Charles André commençaient à se couper en deux, à ne plus jouer en bloc et, surtout, à perdre l’esprit de cohésion.
Dans une ambiance ou la tension était plus que palpable, le duel livré par les deux équipes ressemblait presque à un pugilat. Le contentieux entre rouges et bleus montait de plus en plus à la surface, et aucune décision arbitrale ne se passait sans qu’un concert de décibels ne vienne faire perdre 10 mns…
C’est alors que l’impardonnable se produisit. Suite à une remise en touche contestée et finalement laissée aux Moniquois, le vil Houmi, lancé dans sa course, vint percuter Guihlem qui protégeait son ballon. Leur camarade mis à terre, les Moniquois se ruèrent sur le fautif pour lui faire comprendre ce qu’ils en pensaient. Et l’on vit une de ces traditionnelles empoignades entre joueurs, qui reflètent la corruption des matchs Monique / Lakam… les capitaines, perdus dans les mêlée, se défaussaient et les choses en restaient là, sans carton ni sortie… des excuses étaient enfin formulées par le Lakamois fautif, mais seulement après 5 mns d’interruption insupportable du jeu.
Il n’en fallait pas plus pour enterrer le bel esprit qui doit régner sur le Championnat de Ligue Vincennes… écoeurés par de tels agissements, Jay et Balt, fers de lance de Monique, abandonnaient le terrain.
Lakam, sur sa lancée guerrière au-delà du raisonnable, enfonçait le clou par une troisième réalisation (3-0, MT)
Menés de 3 buts, l’affaire semblait pliée pour les hommes du Macédonien. Mais c’était sans compter sur les qualités de cœur et d’esprit qui font
Les passes s’enchaînaient avec plus de fluidité, la défense retrouvait une certaine rigueur. Lakam, se voyant trop beau et étouffé par la cohésion Moniquoise, commençait à reculer.
Plusieurs belles occasions des attaquants, pénétrant dans la surface, pouvaient permettre une réduction du score… mais la défense de Lakam repoussait les assauts.
Tommaso, auteur d’une belle prestation, choisissait son moment pour se racheter, largement, de sa main de 1r mi-temps. Le Dribbleur Fou des Rouges concluait une action collective par une belle frappe croisée qui finissait derrière la ligne (ça, je brode parce que de la défense, j’ai pas trop bien vu… héhé) (3-1, 61e).
Monique, croyant en l’impossible, continuait son travail de sape. Au péril de ses mollets, Guilhem dribblait les Lakamois et d’une superbe frappe enveloppée, faisait de nouveau trembler les filets de l’Ogre Lakamois, qui plongeait dans le doute (3-2, 77e).
Les Moniquois faisaient feu de tout bois dans le dernier quart d’heure, pour aller accrocher un nul mérité. Se découvrant trop, ils risquaient le KO, mais une défense solide du Pitbull des Balkans et du Breton Bondissant empêchait le pire.
Malheureusement pour les Moniquois, le score devait en rester là… sans avoir démérité, les Rouges concédaient la défaite face à leur désormais ennemi héréditaire.
Il est à noter que suite au match, des joueurs ont été cité devant
Le Tribunal Arbitral Paritaire devrait rendre son verdict dans la semaine.
Fiodor Marcosvich
Vincennes, France, 24 nov. 2007
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