
Il en va de Monique comme du cœur des hommes. Suite à une affluence record dès lundi pour affronter le Grand Barça, les Rouges devaient gérer un problème supra-décrétal pour savoir à combien jouer et comment choisir les hereux élus. Chose simple en période vache maigres, mais casse-tête insoluble avec l’arrivée des beaux jours et devant le plaisir de jouer un Baça pompeux. Monique perdait Balt et Aurèl, insatisfaits de l’organisation et des choix proposés.
Après moultes tergiversations qui élimaient le moral de Monique, les Rouges présentaient une grande formation qui promettait le meilleur. Équilibre trouvé en défense, milieux assassin… les ingrédients étaient là pour servir un grand match. Le soleil de ce premier jour de printemps était à la fête et donnait toutes ses couleurs au Classico tant attendu.
Les Blau Grana attaquaient forts et tentaient d’entrée de mettre à mal une Monique décriée. Les coups de boutoirs des jeunes pousses BG ne trompaient pas les solides milieux et se heurtaient à Arnaud, la cisailleuse de moral. Monique renversait la vapeur et se montrait à son tour dangereuse. Adel, laissé seul en pointe, harassait la défense, parfaitement servi par un milieu de haut vol construisant un jeu rarement vu à Vincennes. La partie d’échecs commençait.
Monique avançait peu à peu ses pions, réconfortée par un travail défensif de haut vol. et tandis que le Barça commençait à tenter de jouer par-dessus un boc défensif bétonné, Adel profitait d’une bévue défensive pour filer seul au but et crucifier le portier du Barça (1-0, 28e).
Les BG redoublaient alors d’effort et remettaient le pied sur le ballon. Il fallait toute l’adresse d’Arnaud, plus qu’excellent, pour tenir la ligne Maginot. Bruno signait des arrêts de classe supranationale et sauvait la baraque quand les Rouges se faisaient prendre de vitesse et de tactique par les perles du Barça. Rien n’y faisait, Monique tournait avec le plus petit avantage mais la plus grande des confiances en son potentiel. Tonio, orfèvre et maître tisserand, promettait de doubler la mise… La joute reprenait et le travail de sape commençait à payer. Refoulés à la mer, les bébés barcelonais ne voyaient plus de solution devant l’inénarrable Arnaud et l’ineffable Bruno.
Rien ne passait.
Rien ne devait passer.
Monique repartait la rage au ventre. Tandis que Simon serrait les dents dans la lutte âpre, que Charles sciait les incursions adverses, David, plus Harley que mobylette, galopait et épuisait les BG. Guilhem, parfait ce samedi, virevoltait et orchestrait le jeu de main de maitre. Arthur n’était pas en reste et jouait parfaitement son rôle de pivot des splendides constructions proposées par Tommaso.
La charnière King / Tonio brillait de mille feux. Insatiables récupérateurs, les deux faisaient la pair. Chose promise, chose due… sur une percée dont il a seul le secret (et les capacités), Tonio transperçait la défense de façon plutôt humiliante, et piquait la banderille mortelle du 2-0 (64e), se faisant pardonner le petit tricotage de début de mi-temps qui « volait » un but tout cuit à Adel, seul devant le but… La joie des Moniquois se lisait sur tous les visages. L’envie et le bonheur retrouvés, l’impression de livrer une des meilleures prestations depuis des lustres… tout était réuni.
Les Blau Granola baissaient globalement les bras. Shima, vieux lion éreinté de Vincennes, venait porter son poids en attaque, mais il ne trouvait pas les clefs face aux excellents Charles et Arnaud. Muselés, les BG sauvaient l’honneur sur un ultime pénalty concédé sur une faute d’Arnaud. (2-1, 80e). Mais le sort du match était scellé.
Les Rouges ne cédaient plus une once de terrain et hurlaient de joie au coup de sifflet final.
Abnégation, courage, qualité et envie de jouer ensemble pour le maillot. Les ingrédients étaient là et la mécanique parfaitement huilée a permis aux Rouges de venir à bout de la forteresse Barça, invaincue depuis trop de temps.
Monique a reconquis ses lettres de noblesse. Reste à espérer que les procédures mises en place par le bureau technique permettront que tous puissent prendre part aux prochaines fêtes du football de Vincennes.
Monique vaincra !
F.Fionovich,
Vincennes,
le 24/03/2009
1 commentaire:
Aaaaaaaaaaaaaalleeeeeeeeez Monique!
L'auteur omet la prestation de très haute volée, la pression physique constante sur son vis-à-vis, les jaillissements fort à propos, le timing du jeu de tête et la sérénité face aux crochets de Fiodor, pas en reste à côté de la haute propreté d'Arnaud.
(par ailleurs, le péno barcelonais ne les ramène qu'à 2-1, pas à 2-2)
(charles)
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