
Monique privée de ses cadres, partait au charbon contre les PSGs, avec le renfort de mercenaires venus pour faire honneur au maillot rouge. Les Roses, qui avaient privé Monique de podium, voulaient confirmer leur regain de forme et se placer comme une référence du championnat de Vincennes.
Jouant contre le vent, Monique subissait une domination outrageante des Roses et Noir dès l’entame du match. Incapables de ressortir de leur moitié de terrain, les Rouges subissaient et faisaient montre d’une maladresse inédite en défense. Fébriles, les Moniquois enchainaient boulettes, bévues et erreurs tactiques grossières… les esprits s’échauffaient entre les Rouge, comme aux plus belles heures de Vincennes, et il fallu compter sur le brio au poste de goal de Lolo (sorties décisives) et surtout de Charles (claquette salvatrice à la 27e et moult sorties) pour conserver le score vierge.
L’arrivée de Tonio à la 32e donnait un peu d’air aux Rouges, mais rien n’était joué. Les Roses jouaient haut, pressaient et se créaient les seules occasions franches de cette première mi-temps. Les Rouges pliaient et s’insultaient. Le manque de concentration nuisait clairement au jeu. La peur s’immisçait dans les rangs des Moniquois…
« Fluctuat nec mergitur ». La devise parisienne s’appliquait au jeu des Rouges qui subissaient mais arrvaient à ne pas encaisser de buts. Satisfaits du 0-0 dans de telles conditions, les Rouges tournaient à la mi-temps avec l’intime conviction de pouvoir renverser la vapeur.
Et dès le début de la 2e période, Lolo, « homme du match », commençait son festival. Renard des surfaces, il profitait d’un travail remarquable de Tonio côté droit pour gagner son face à face contre la gardien Rose, tout en classe et en douceur, d’un contre-pied petit filet somptueux (1-0, 53e). Libérés d’une pression infernale, les Rouges repartaient à l’attaque et jouaient nettement plus agressivement, imposant leur main mise sur le jeu. Balt, « dirty sonore du match », distillait des passes fines et volait un coup franc, malheureusement non transformé. David, qui enchaine les performances de haut vol depuis son retour de blessure, affolait son vis-à-vis et ouvrait des boulevards aux attaquants. Lolo, décidément assoiffé de victoire, crucifiait les Rose en chapardant le ballon à un gardien trop attentiste, et signait un doublé précieux pour Monique. Brillant.
La défense se trouvant enfin, Charles fêtant dignement son premier match de trentenaire en livrant une prestation de qualité. Monique pouvait dérouler tranquillement et achever un PSGs au bord de l’asphyxie. 2-0, score final, les Moniquois pouvaient aller reposer leurs mollets et leurs tympans, rudement mis à contribution lors de cette joute.
Point ambiance
Si la victoire est belle, elle soulève quelques problèmes inhérents à Monique. L’ambiance était tout simplement à chier… pour la plupart trentenaires, et portant ensemble le maillot rouge depuis 3 ans, il est difficilement concevable de s’invectiver comme des poissonniers mal lunés. Comment peut-on, sur un terrain, se hurler dessus, se traiter de connards, j’en passe et des meilleures…
Si l’adversaire nous a laissé l’espace de l’insulte sans nous châtier d’un but (ce qui a failli être le cas lors d’une engueulade Julien / Charles), il n’en sera pas de même face aux cadors du championnat.
Doit-on gérer Monique comme une maternelle et exclure 10 mns mes braillards sur la touche ? Je pense que personne ne le souhaite et ni Lolo ni moi n’avons l’envie de nous lancer dans de tels rapports avec des coéquipiers et amis !
A l’instar de Charles qui a fièrement redressé la barre sur les questions de ponctualité ; à l’instar de Lolo qui se sacrifie au goal à chaque match, à l’instar de Tommaso qui tient le poste de défenseur, que chacun prenne ses responsabilité et tienne ses nerfs, pour le bien de l’équipe, pour le bien de la convivialité qui doit présider entre Moniquois, et pour assurer la victoire, tant attendue par tous.
Hauts les cœurs,
Vive Monique,
F.Fio, Vincennes, le 16 mars 2009
1 commentaire:
2 remarques :
- Ambiance : plutôt que d'exclure, que le(s) braillard(s) soient les cibles prioritaires des changements à venir dans le match, histoire que la sanction soit plus douce et moins "armée".
Les plus gros egos doivent admettre que la remarque du partenaire peut être utile, lorsqu'il s'agit d'échanger sur les placements respectifs, la répartition des rôles, les joueurs adverses à marquer. Ce qu'il faut bannir, c'est le cri contre un joueur qui a juste rater. Les remarques sont utiles pour faire bénéficier l'autre d'un angle de vue dont il ne dispose pas. Vraiment, mettre son ego de côté pour entendre les remarques, c'est utile.
Ne pas gueuler en pleine action, c'est vital.
Bref, la critique doit juste être constructive et prise comme telle : une aide à la prochaine décision, permettant la correction des erreurs passées.
- Si l'arrivée de Tonio nous a évidemment soulagés grandement, il y a aussi eu le passage au 433, prôné par Balt et mis en oeuvre à la mi-temps. Ce schéma nous permet d'être en général plus solides au milieu axial (car notre 442 voit l'équipe coupée en 2 quand la ligne défensive est privée d'éléments techniques sachant bien relancer -comme ce samedi). Le problème est face à de bonnes défenses, des équipes regroupées : idéalement, il est bon d'associer Lolo à un attaquant technique, style Guilhem ou Balt par exemple, lorsqu'il n'a pas d'espace pour percuter et prendre la profondeur. Voilà pourquoi j'avais insisté pour qu'on commence en 442...
Plus généralement: la ligne défensive étant ce qu'elle est, il faudrait vraiment (ça devient un vrai marronnier) qu'on s'entraîne à la remontée de balle, notamment entre joueurs de couloirs (arrière et milieu/ailier) et milieux axiaux. Notre jeu est bien trop stéréotypé et repose principalement sur les fulgurances de nos techniciens ou les espaces laissés à Lolo pour qu'il prenne la profondeur.
Il faut que les latéraux puisse + participer au jeu pour diversifier la source des dangers et soient servis lorsqu'il monte (sinon, c'est s'exposer aux contres encore +). Chez les Pines par exemple, leur arrière gauche a beaucoup apporté dans sa relation avec leur milieu gauche : l'un plongeait dans le couloir, l'autre coupait vers l'axe et ça semait la zizanie chez nous, qui n'avons pas su intelligemment les prendre (on n'est pas censés faire du marquage individuel ; or, on m'a plusieurs fois dit de suivre mon joueur lorsqu'il repiquait dans l'axe, ce qui aurait eu pour conséquence que plus personne n'aurait défendu dans notre couloir droit...).
Lolo, Mat, je ne peux que vous suggérer qu'en entraînement en début de match, les joueurs concernés travaillent ensemble la remontée de balle (plutôt que s'amuser aux coups francs par exemple) ; car on peut compenser certains déficits techniques ou physiques par de bons automatismes collectifs, qui permettent par exemple de jouer propre à une touche (utile alors que beaucoup de nos joueurs aiment porter la balle...se retrouvant parfois in fine cernés par 3 joueurs adverses).
Forza Monique!
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