Classement (maj le 29/11)

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lundi 30 mars 2009

Monique-Benny : solide, solidaire, mais peut mieux faire

Après une semaine mouvementée en coulisses, qui avait vu le fraîchement nommé comité de sélection écarter 2 valeureux anciens pour que l'équipe puisse tourner sans trop de heurts et un corse sanguin clamer un énervement qui s'adressait en fait probablement autant à son employeur qu'à ses coéquipiers, les Moniquois se retrouvaient motivés, après une victoire probante de solidité et de solidarité face au Barca, pour en découdre avec le Benny Hill Football club, leader du classement le jour du match.

L'équipe retrouvait Aurel et Balt, et les noms couchés sur la liste des 13 donnaient globalement une fière allure à Monique. Alors que les nuages s'amoncellaient dans le ciel de Vincennes, l'équipe se disposait dans le 433 traditionnel qui avait notamment permis aux Rouges sang d'étouffer totalement le milieu barcelonais le week-end précédent, avec Kingsley, Tonio et Guilhem chargé de récupérer les ballons et animer le jeu (surtout pour ces deux derniers, alors que le premier nommé se postait devant la défense, tel un Jean II Makoun des temps lillois, pour briser les constructions adverses), une fort solide défense centrale composée d'Arnaud -LE bon coup de ce mercato, libre de tout engagement contractuel et apportant son physique, son jeu de tête, sa sérénité balle au pied et sa lecture du jeu- et de l'intermittent Chris, faux gros mais vrai patron sachant diriger l'alignement défensif et dont le pied gauche argenté permettait des relances propres et des coups de pied arrêtés bien dosés. Derrière eux, Bruno se posait en gardien de la doctrine moniquoise avec un objectif : que l'équipe reste la meilleure défense du championnat. Classiquement, votre serviteur se postait à droite tandis que Tommaso posait sa ritalité à gauche. Devant, Aurel retrouvait son bien aimé couloir gauche, Lolo allait apporter de la profondeur et peser sur la défense adverse alors que David, indéboulonnable à droite, aller pouvoir mobyletter à l'envie.
Même le banc faisait envie, avec le talentueux, nerveux et sale Balt et le non moins rageux pitbull revenant Jay.

Sereine et confiante, Monique débutait le match assez classiquement : mal. Pas assez présents dans les duels au milieu, laissant les ailiers adverses partir dans leur dos derrière, sevrés de ballons devant, les joueurs moniquois s'étaient peut-être vus trop beaux. Et alors qu'une pluie froide commençait à tomber, Monique payait cash ce début de match poussif engagé sur un train sénatorial, encaissant un but significatif du manque de mordant de l'équipe : à la quinzième minute, après un coup de pied arrêté, un Bennyhillois réussissait à placer une mine croisée à bout quasi-portant, et ce alors que 3 rouges étaient sur lui. Charles, posté au premier poteau, ne réussissait à sortir le ballon de la tête.
Un but à bout portant marqué à une équipe de bouts gris sous un ciel de la même couleur, quoi de plus logique. Le milieu sang pour sang, censé constituer le point fort de l'équipe, était étouffé par un pressing très intense d'un Benny solidaire, dirigé bruyamment par le taureau Hermann, qui voyait 3 bennynois fondre sur les joueurs moniquois dès que la balle remontait.
On aurait dit Benny nourri à l'EPO et Monique pas encore sortie du lit, encore à ses rêves vaguement érotiques. Les passes moniquoises étaient molles, le mouvement inexistant, la solidarité à la récupération absente : on se regardait jouer, on se regardait flancher, au lieu de se mettre minables pour montrer que l'on veut s'installer en patrons du championnat.

Cette correction venait en fait à point nommé : le but encaissé réveillait Monique, qui reprenait alors le match par le bon bout. L'entrée de Balt apportait de la technique et de l'envie, Jay insufflait sa rage de vaincre, et les rouges se remettaient dans le bon sens. Malgré la pluie et le vent contre, le ballon était récupéré plus haut, les espaces se bouchaient, la défense redevenait agressive, Chris s'évertuait à relancer proprement, tel un Laurent Blanc grassouillet, et la balle circulait bien plus fluidement. Pas dans un grand jour, Tonio distillait quand même de bonnes passes, Guilhem redescendait très bas pour apporter à la récupération et à la remontée de balle, King redevenait un roc au contact, et David pouvait gambader, Aurel peser et Balt dribbler.
La sanction ne se fit pas attendre : moins de 10 minutes après avoir encaissé le premier but, Monique bénéficiait d'un penalty inconstestable après qu'une incursion de Balt sur le côté gauche de la surface adverse a été irrégulièrement stoppé ; notre teigneux hurlait à la mort mais oubliait de nous gratifier d'un vol plané qui eut pourtant fait le bonheur des photographes.
Jay posait le ballon au point de penalty pour tuer dans l'oeuf toute contestation (toute action litigieuse donnant lieu, pendant tout le match, à des palabres assez usants, finissant même pas loin de la mêlée quand un insupportable Adriano osa sortir le pire nom d'oiseau qui soit à propos de la génitrice de Jay), Chris s'avançait sans trembler pour frapper, le ballon puissant finissait au fond des filets. Monique avait égalisé.
Un peu plus tard, David recevait un ballon juste devant le but adverse mais, lancé encore à pleine vitesse, ne pouvait se mettre en position idéale et frappait mollement sur le gardien adverse, qui captait le ballon sans difficulté.

Après ce but mérité, le match fut à sens quasi-unique. Monique faisait intégralement le jeu et Benny baissait de pied sous la fluidité de la circulation de balle adverse. Benny pliait mais ne rompait pas, sous l'impulsion notamment de leur buffle de capitaine, et l'on pouvait craindre les contre-attaques adverses, car les ailiers au maillot Ricard n'étaient pas maladroits. Monique accumulait les occasions, portée par le vent favorable, mais buttait inlassablement sur le portier adverse. Ou tirait à côté. Ou voyait un bout de pied bennynois détourner la tentative.
Alors qu'Arnaud sortait blessé en fin de match et que Monique n'avait pas su concrétiser son assez outrageante domination, la défense et Bruno, solide au poste, savait néanmoins ne pas encaisser un but qui aurait pu jaillir d'une contre-attaque. Monique restait solidaire, se battait, alternait assez intelligemment le jeu, mais n'arrivait décidemment pas à marquer, manquant de tranchant dans le dernier geste face à une défense regroupée. Même les coups de pied arrêtés, pourtant très bien tirés par Chris ou ayant vu Balt frôler le cadre à 20 mêtres, n'ont pas permis de débloquer la situation.

Le match se soldait donc pas un score nul. 1-1. Frustrant, car la victoire eut été amplement méritée. A se demander si on ne devrait pas essayer de jouer en 442 pour avoir 2 pointes : si le 433 nous permet une occupation rationnelle et efficace du terrain, l'isolement de l'avant-centre peut sembler problématique. Une piste de réflexion, donc, que d'associer 2 attaquants axiaux afin de peser encore plus sur le but adverse, sans pour autant perdre l'organisation sérieuse et efficace qui est le nouveau maître-mot de l'équipe. Oui, il faudra peut-être travailler à mettre encore plus de poids devant.

En attendant cette amélioration éventuelle, on ne peut que se satisfaire d'avoir su maîtriser à ce point un match face à un leader solide, physique et homogène. On peut féliciter tout len monde de l'esprit solidaire et positif qui a régné entre nous durant ce match, dans la lignée du samedi précédent. De la solidarité dans le verbe, de la disponibilité sur le terrain, offrir des solutions au porteur du ballon en se démarquant, être toujours acteur, savoir se regrouper pour récupérer le ballon et aider le partenaire en difficulté : Monique tient le bon bout -et il n'est pas gris.

Une pensée à Jimmy Briand et à Arnaud, fer de lance d'une défense centrale archi solide, qui on l'espère reviendra très vite parmi nous.
Une pensée aussi à Adel et Arthur, qui ont pris le verdict sans broncher et alors qu'il n'est pas évident d'être le premier à faire les frais d'une nouvelle règle.
Un grand merci, aussi, à Mathieu. Pour son dévouement patient et pacifique, qui a permis de trouver une solution intelligente aux problèmes de riche qui se posent désormais à nous.

Monique is alive!

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