
Samedi. Pluie. Benny.
Le décor dantesque était planté pour une joute vincennoise où la détermination serait la clef. Dans la gadoue et la boue, les Moniquois ne savaient que difficilement choisir entre crampons et bottes en caoutchouc « Mimi cra-cra ». Finalement réunis dans l’adversité, les Rouges attendaient un Benny, aussi mal sur le terrain (en retard et à seulement 10 joueurs) que dans le championnat (der’ des der’).
Monique flairait le bon coup et entamait le match dans les mêmes dispositions que la semaine dernière, prête à enchainer les perles.
Et ce qui devait arriver arriva. Monique, trop confiante et d’une mollesse coupable dans l’entame de jeu, se faisait surprendre par un but sur corner, suite à une balle relâchée par Bruno, trahi par ses gants Greg’ Coupet (0-1, 9e).
Mais Monique a changé depuis son calamiteux début de championnat. Le mental est là et, suite à une volonté collective, les Rouges égalisaient sur un but de l’ineffable Tonio -El Mago’ magissimo- (1-1, 13e).
Les Rouges ne s’en laissaient désormais plus compter et partaient patauger dans le camp de Benny, Alamo assiégé. Antonio, parfaitement servi par un milieu bien en place, marquait encore par deux fois, donnant des regrets amers aux Bennynois de n’avoir su casser leur tirelire pour se payer les services du Marqueur Fou de Vincennes (2-1, 34e puis 3-1, 43e). Mais un buteur n’est rien sans son équipe, et le collectif de Monique déroulait, concassant le milieu du Benny et tranchant de main de maître les incursions des attaquants grâce à une organisation taquetiqueue menée à la baguette par Christophe, le Hurleur Fou de Vincennes.
Monique tournait sereinement à la pause –brève en raison des frimas, pensant sa mission accomplie. Malgré le fair play qui animait Monique, les Rouges ne pouvaient que constater le refus d’engagement et les tragiques demandes d’arbitrage du Benny lors d'occasions injustement refusées par un Benny de mauvaise foi et chochotte, que les vitupérations d’Adel laissait de merbre…
Et Monique se faisait même ue grosse frayeur lorsque sur un relâchement de la défense, le Benny revenait à une réalisation, suite à une splendide frappe (3-2, 64e). Dans ce passage à vide, Bruno sauvait les meubles en étrennant son très seyant pantalon Michael Landreau dans les mares boueuses de Vincennes.
Relevant la tête, Monique revenait finalement rapidement dans la partie et reprenait une avance réconfortante grâce à… Antonio, décidément très en verve (4-2, 76e).
Plus rien ne sera marqué dès lors, malgré un déluge d’occasions que les attaquants moniquois arrivaient à sortir de buts bennynois ouverts qui n’attendaient que de se faire souiller par le cuir rond, humide et dur.
Monique repartait avec les 3 points de la victoire et l’assurance que, bien concentrés, les Rouges sauront faire la différence. Les matchs « aller » s’achèvent sur cette victoire. Reste à Monique à profiter de la pause pour se régénérer, et attaquer les matchs « retour » avec le mordant et la hargne dont elle a fait montre. Les grosse écuries arrogantes doivent être abattues et sont à la portée d'une Monique qui, avec travail, assiduité, humilité et rigueur, peut viser le titre.
Notons que Jerôme D s’est blessé au dos. Espérons que cette contracture n’est que passagère et souhaitons lui un prompt rétablissement pour revenir bouter les attaquants adverses hors des 22 de Monique (je sais, c’est pas du rugby).
Bonne trêve auprès de femmes, veaux, vaches et cochons,
Forzza Monique, Forzza Obama
F.F.
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