Gâtée par le soleil, Monique se devait de rebondir après son échec de la semaine passée contre Lakam. Le Benny, bien placé dans le championnat, devait faire les frais du regain de hargne des hommes en rouge.
Et pourtant, même avant que le match ne commence, des signes avant-coureurs de désorganisations planaient… retards des joueurs, problèmes pour trouver le terrain, absence du capitaine, remplacement par Fred à la dernière minute et, surtout, absence de ballon qui forçait les Moniquois à s’entraîner sans ballon.
Avec un peu de retard dont on ne leur tint pas rigueur, les Moniquois attaquaient le match a 11, sans remplaçants. Ils devaient compter des absences de poids : ni Loïcovich, ni Baltoski, ni Lolotine ni JayJaysky n’étaient présents, après une éprouvante semaine de tractation au Camp des Loges.
Bien en place, les Moniquois s’en remettaient à une solide organisation tactique. Peu sercis par un terrain en piteux état, ils arrivaient à poser le ballon et construire un jeu propre, en petites passes. La bataille du milieu de terrain faisait rage, et les hommes en rouge, portés par un King et un David des grands jours, commençaient à prendre le pas sur leurs adversaires. Mais les Bennynois ne s’en laissaient pas compter et, profitant des carences manifestes de la défense, savaient porter le danger au plus près des cages de Monique. L’alerte fut totale à la 32e lorsque après un cafouillage collectif, Fionovich sauvait le ballon sur la ligne devant l’attaquant, d’un coup de pied autoritaire.
Malgré sa domination sur le jeu, une fois les rodages faits, Monique ne savait pas enfoncer le clou et concrétiser sa domination. Un manque de réalisme devant le but des attaquants empêchait le score de s’ouvrir. Suite à une faute à l’entrée de la surface, Guilhemovich tentait de placer une frappe dans la lucarne mais manquait le cadre (35e).
Sous les encouragements de son capitaine arrivé bourré et de son Kop Boulogne (Leila), Monique poussait, mais Benny ne rompait point.
Satisfait de leur première mi-temps, les hommes de Charlovich reprenaient le match avec les meilleures intentions. Un changement de poids allait pourtant faire tout basculer. Charlovich rentrait en jeu à la place d’Aurélovich, offrant un flanc droit moins tenace. Les hommes du Benny commencaient à pousser plus fort, prenant l’ascendant sur Monique. Sebsky, gardien de classe départementale, sauvait plusieurs fois les cages des rouges. Il mettait en péril son intégrité physique sur un contact à la Barthez, volant la balle dans les pieds de l’attaquant du Benny (63e) et allait prendre un bain de boue salvateur (69e). C’est alors que le coup fatal était porté. Sur une percée flanc droit, la défense de Monique se faisait totalement berner et devait concéder le premier but (1-0, 75e). et tandis qu’elle voulait repartir de l’avant, Monique perdait Davidsky. Le flanc droit exsangue, Benny s’infiltrait de partout. Les crochets dévastateurs laissaient la défense Moniquoise amorphe sur les talons et offraient trop d’occasions pour rester à seulement 1-0. Sur une bévue de relance, un attaquant du Benny venait doubler la mise (2-0, 80e).
Monique retombait alors dans ses travers, incapable de construire, balançant à qui mieux-mieux des ballojns en espérant que les flèches en feront qqch… mais rien n’y faisait. Désorganisée, Monique ne pouvait que s’incliner une troisième et honteuse fois… (3-0, 85e).
Mu par l’honneur et le sens du devoir, Guilhemovich partait « faire l’amour » à la défense du Benny. Après une première tentative infructueuse, il plaçait une superbe frappe enveloppée qui lobbait le gardien et ouvrait le compteur de Monique (3-1, 90e+1).
C’est sur ce score que les deux équipes de quittaient. Monique, dépitée, ne pouvait que constater une absence de réalisme tactique qui l’aurait conduit à se réorganiser. L’absence de ses scoreurs fous a également fait mal à une équipe en mal de buts…
Le couteau sous la gorge, Monique va désormais devoir s’arracher, forte de son collectif, pour prétendre atteindre les play-offs qu’elle n’a jamais manqué depuis la création du championnat.
Fiodor Politkovskaïa
Classement (maj le 29/11)
mercredi 5 décembre 2007
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